Comment j’ai pu être mort si longtemps

Je me lèverais tôt. À l’heure où les oiseaux sommeillent encore bercés par les murmure des vagues. Et je guetterais le chant du jour à l’horizon. Et tant pis pour les gémissements des étoiles.

Puis je te prendrais par la main. Et insouciants, comme les enfants, nous nous laisserions trainer chaque jour, au gré de nos rires et du vent qui viendrait caresser nos visages et s’amuser de nos cheveux fatigués. Heureux et apaisés.

Et sans doute que je me demanderais comment j’ai pu être mort si longtemps.

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Irei levantar-me cedinho. Nessa hora serena onde os pássaros dormem de sono leve embalados pelo murmúrio das ondas. E irei espiar o canto do dia no horizonte. Surdo aos gemidos das estrelas.
Depois, levo-te pela mão. E, como duas crianças descuidadas, iremos vaguear ao acaso dos nossos risos e do vento que virá acariciar os nossos rostos e divertir-se dos nossos cabelos cansados. Felizes et serenos.

E, é possível que me pergunte como foi possível ter morrido tanto tempo.

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alr © 2012

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8 Responses to Comment j’ai pu être mort si longtemps

  1. chiendent says:

    Qu’est-ce vraiment que la mort ? L’espace entre la vie comme la matière noire dans l’univers. :)

  2. colo says:

    Vivre au présent, futur ou conditionnel, mais vivre; se rire des vagues et des étoiles, mais aimer.
    Muy bonito.
    Un besito para ti.

  3. Obni says:

    La mort, la vie, la naissance… Une boucle.

  4. clementina says:

    Très bien observé par gballand…… et ce n’est pas un hasard à mon avis. C’est que Armando sait qu’au Portugal il peut « encore » tout faire…. et se sentir bien.

  5. Sacrip'Anne says:

    Je souris, parce que c’est beau et parce que c’est une pensée qui m’a traversée.

  6. gballand says:

    Amusant, vous passez du conditionnel ( en français) au futur, en portugais. Donc d’une éventualité à une certitude. L’inconscient ou le conscient ?

    • ArRi says:

      Bien observé.

      Faut que je vous avoue que je n’arrive pas à écrire exactement la même chose d’une langue à l’autre. Sans doute parce que j’ai toujours aimé autant les reflets que j’ai détesté les miroirs.
      Puis, j’ai trouvé que le conditionnel était moins chantant à l’oreille en portugais. Mais surtout ne le racontez pas aux autres.

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