Quelques mots pour Ania

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On s’est dit des mots et des regards
Sûrs que l’amitié c’est pour toujours
Ce n’est jamais qu’un « au revoir »
Mais dans dix ans et quelques jours…

Quand le temps aura voyagé
Que nos cheveux auront blanchi
Dans le jardin de nos pensées
Que deviendra-t-il de nos vies…

Les pages de notre histoire
Sont écrites à plusieurs mains
Pour hier nous avons la mémoire
Mais qui peut nous dire si demain …

Un sourire c’est presque rien
Nos prénoms ne sont pas grand-chose
Est-ce que nos silences et nos chagrins
Se fanent aussi comme les roses?…

Nos promesses sont des arpèges
Qui manquent souvent de chaleur
Laissons à d’autres tous ces pièges
Qui nous encombrent le cœur.

Puisque nos vies changent si souvent
Et qu’elles ne font que se croiser
Apprenons avec les enfants
A nous dire adieu sans nous quitter.

Photo et mots: alr © 2015

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Belgian Pride, 2014

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Bruxelles, 17 mai 2014
Photos: alr © 2014

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Lorsque le temps nous laissera du temps…

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Sa chaise est désormais vide.

Eh oui. Il fallait s’y attendre. Un jour ou l’autre. Au bout de plus de trente ans de service. L’heure de la pension guette. Puis elle arrive, comme un couperet, qui tranche la folle et inexorable course du temps de nos existences.

Celles qui nous avons vécues. Et desquelles il ne nous restera que le sépia des souvenirs égarés dans quelques photos de sourires figés pour toujours.

Et puis, de l’autre côté l’inconnu. Toutes ces nouvelles tranches de vie qu’il nous restera encore à vivre. Maladroites esquisses dans nos rêves.

Nous restera-t-il des regrets?… Des blessures. Un goût amer de toutes ces choses que nous aurions voulu faire autrement. Sans doute que oui. Même sans l’avouer. Par pudeur. Ou rien de tout cela?

Quelle importance?… Puisque rien de ce qui a été ne peut plus être.

Désormais il n’y aura plus que demain. Des nouvelles vies qui s’éveillent à l’aube de chaque jour. Des pages blanches et vierges à écrire en prenant le temps d’exister. Pour ceux qui comptent. Qui nous illuminent le cœur de leur sourire. Pour le bonheur de voire naitre le printemps et s’éveiller un nouvel automne. Savourer Bach. Lire Makine ou Hugo Claus, en écoutant l’incessant déferlement des vagues.

Apprendre à savourer, avec parcimonie, la nonchalance de nos silences rêveurs, cachés dans les rayons de lumière qui transpercent les vitres sales de nos fenêtres qu’il faudra se décider à laver un jour ou l’autre.

Quand le temps nous laissera un peu de temps…

Photo et mots: alr © 2014

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Encore une nouvelle année…

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A tous, du fond du cœur l’habituel blá-blá-blá… et re-blá-blá-blá… et encore blá-blá-blá… mais surtout vous demander de faire l’effort d’être heureux, puisque personne ne le fera à votre place. Même pas moi.

Bonne année 2014.

Photo et mots inspirés : alr © 2013

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Merry Christmas

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Photo : alr © 2013

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Dans les ruelles de mes silences

Il m’arrive souvent de me promener au hasard dans les rues sinueuses de mes silences. Comme une ombre égarée au cœur d’une grande ville aux parfums sépia.

Voilà, au détour d’une pensée, le petit quartier des jours heureux. Un quartier secret et cosy. Le bonheur est simple. La tendresse pudique. Les silences complices. Un bouquet de fleurs qui ne connait pas de saisons. Il reste quelques photos. Des larmes. Des sourires aussi. Je me sens presque apaisé. C’est si doux. J’aurais dû apprendre à devenir heureux.

Puis il y a ce quartier de mon adolescence. La vie qui se dévoile. La première femme. Le premier désespoir d’amour. Toutes ces premières choses qu’on découvre avec ce sourire narquois et cette imbécile croyance d’être beau et invincible.  Pour toujours.

Et on s’attarde dans les sombres ruelles des amitiés perdues. Toutes ces nuits brûlées de solitude en solitude où, coincés dans une impasse, on finit par s’endormir dans les bras de poètes qu’on n’aurait jamais dû croiser. Bercés par toutes ces chansons qu’on n’aurait jamais dû entendre. Puisqu’elles parlent aussi de nous. Avec une langue nouvelle qu’on ne soupçonnait même pas pouvoir comprendre. Et pourtant, elle devient la nôtre. Et, malgré la peur au ventre, on s’accroche à la vie. Comme un funambule qui traverse le long fil qui le mène de la crainte à l’espoir.

D’autres nuits, sans crier gare, je me laisse engloutir dans un quartier tout proche et je traverse les rues silencieuses de mon enfance. Je me promène ainsi, au fil des saisons tristes. Sans cesse renouvelées.  Les étés sans cris de joie au bord de mer. On marchait en rang en se tenant par la main. Puis, des automnes. L’école. Toujours en rang. Les hivers. L’école. Le rang. Toujours marcher en rang. Une crèche faite par nos mains d’enfants. Pour personne. Le froid.  La pluie. Le gris du ciel. Et puis c’est tout.

Il n’y avait jamais de printemps.

Photo et mots : alr © 2013

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