Ne plus jamais faire de promesses

Sept heures du matin. Hall d’aéroport. Je pars. Enfin, pas exactement. Je m’absente. Un peu. Juste un peu. Ailleurs. Le temps de respirer le vent. Le parfum des fleurs sauvages. De voir la mer. De me promener dans le sable. De contempler le temps qui passe, emprisonné dans ses secrets.

Un hiatus dans la folle course des jours. Oublier la grisaille de tous ces mots inutiles. Qui blessent. Oublier toutes ces gens qui s’inventent des chagrins. Chaque jour. Pour se donner le droit d’être malheureux. Pour avoir la légitimité de parler d’eux. Sans jamais vouloir rien savoir des autres.

Et puis surtout. Me faire la promesse de ne plus jamais faire de promesses.

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Sete da manhã. Hall de aeroporto. Estou de partida. Enfim, maneira de dizer. Apenas me ausento. Um pouco. O tempo de ir respirar o vento. O perfume das flores selvagens. Ir ver o mar. Passear na areia. Contemplar o temp que passa, prisioneiro dos seus próprios segredos.

Um interlúdio na loucura dos dias. Esquecer as palavras inúteis. Que ferem. Esquecer todas essas pessoas que tricotam tristesas. Dia após dia. E reindivicam o direito de serem infelizes. Para terem a legitimidade de poder falar delas. Sem nunca quererem saber nada dos outros.

E sobretudo. Prometer-me que nunca mais farei promesses.

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alr © 2011

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