Je marche

 

Je marche. Vers le pays de mes solitudes
Avec le pas décidé de ceux qui s’ennuient
Et cherchent toujours ailleurs un passé
Qu’ils ne connaitront jamais
Mais qu’ils sauront si bien raconter
À quelques amis anonymes d’un soir
Noyés à la table d’un bistrot crasseux
Où en échange de quelques bières
Je ferais cadeau de quelques larmes de désespoir.
Aussi inutiles que mes songes d’une paisible éternité.

Je marche. Et personne n’entend mes pas
Et personne ne remarque mon ombre.
Je viens de nulle part et je n’ai pas de destin
Je sais seulement qu’un matin de soleil finissant
Les anges viendront me chercher, malgré moi
Et j’aurai alors une famille, comme j’en ai rêvé à Noël
Mais qui ne me servira à rien. Plus à rien.
Ni à offrir tous ces je t’aime fanés jamais avoués
Ni à me plaindre de l’ardeur du chemin
Qu’il m’a fallu parcourir jusqu’à la délivrance.

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Caminho. Para o país das minhas solidões
Com o passo convencido dos que morrem de tédio
E procuram sempre noutros lados o passado
Que nunca irão conhecer
Mas que saberão contar como ninguém
Aos amigos anónimos de passagem
Perdidos à mesa de uma tasca reles
Onde em troca de meia dúzia de cervejas
Chorarei as lágrimas do meu desespero
Tão inúteis como os meus sonhos de eternidade.

Caminho. E ninguém ouve os meus passos
Ninguém parece ver a minha sombra.
Venho de parte alguma e não tenho destino
Sei apenas que uma manhã de sol moribundo
Os anjos virão buscar-me contra a minha vontade
E que terei a família com que tanto sonhei no Natal
Mas ela já não me servirá para nada. Mais nada.
Nem sequer a oferecer todos os carinhos nunca ditos
Nem tão pouco a lamentar-me da dureza do caminho
Que tive de percorrer até me livrar de tudo.

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alr © 2012

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