Nous sommes devenus malheureux

Et, dans l’inférence du sablier qui se vide inexorablement du temps qui passe, la rivière de nos vies s’épuise doucement.

À coups de mots blessants. D’intolérance.

La voix des autres nourrit nos maladives certitudes. Et nous n’entendons plus que nous.

Et nous sommes seuls. Toujours seuls. Images floues qui trainent leur solitude. Et nous n’avons plus que nous. Et nous ne savons plus demander pardon. Et nous ne savons plus pardonner. Tellement nous sommes devenus malheureux.

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E, na indiferença da ampulheta que se esvazia inexoravelmente do tempo que passa, o rio das nossas vidas mingua lentamente.

As palavras tornaram-se socos humilhantes. Intolerância.

As vozes que ouvimos alimentam as nossas doentias certezas. E só nos escutamos a nós próprios.

E estamos sós. Continuadamente  sós. Imagens difusas que arrastam a sua própria solidão. E só nos temos a nós próprios. E já esquecemos das palavras que dizem desculpa. E já não sabemos como se perdoa. De tão infelizes que nos tornámos.

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alr © 2012

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