Nous sommes devenus malheureux

Et, dans l’inférence du sablier qui se vide inexorablement du temps qui passe, la rivière de nos vies s’épuise doucement.

À coups de mots blessants. D’intolérance.

La voix des autres nourrit nos maladives certitudes. Et nous n’entendons plus que nous.

Et nous sommes seuls. Toujours seuls. Images floues qui trainent leur solitude. Et nous n’avons plus que nous. Et nous ne savons plus demander pardon. Et nous ne savons plus pardonner. Tellement nous sommes devenus malheureux.

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E, na indiferença da ampulheta que se esvazia inexoravelmente do tempo que passa, o rio das nossas vidas mingua lentamente.

As palavras tornaram-se socos humilhantes. Intolerância.

As vozes que ouvimos alimentam as nossas doentias certezas. E só nos escutamos a nós próprios.

E estamos sós. Continuadamente  sós. Imagens difusas que arrastam a sua própria solidão. E só nos temos a nós próprios. E já esquecemos das palavras que dizem desculpa. E já não sabemos como se perdoa. De tão infelizes que nos tornámos.

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alr © 2012

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11 Responses to Nous sommes devenus malheureux

  1. LiseNY says:

    C’est un texte qui dit tout, c’est un texte que nous pourrions écrire, c’est un texte qui parle au coeur, c’est un texte qui crit notre amertume, c’est un texte qui nous met en garde, c’est un texte d’ArRi que j’aime beaucoup.

    Le bonheur est dans le pré ! cours-y vite … il est passé.

  2. colo says:

    Hola ArRi, les ruisseaux charrient de l’eau pure et des cailloux, notre image y est trouble car en mouvement.
    Et si à la place de chercher désespérément le bonheur, nous essayions simplement d’être bien?
    Estoy bien, le verbe en español dit le moment présent, même chose en portugais?

    • ArRi says:

      Oi Colo
      a peu de chose près. Estoy bien = Estou bem.
      La grande différence se trouve dans la phonétique. Et encore. Entre portugais on dit commument dans le jargon « Tás fixe, meu? » pour dire « Tout va bien, l’ami? ».
      Je sais. Ne le dis pas. Je sais.
      Bisous

  3. chiendent says:

    En dépit de tout, la vie est préfèrable aux autres possibilités : la maladie, la mort. La solitude, les blessures, les trahisons sont le lot de tous sans doute. La misère humaine vient de nos contradictions internes, de nos attentes non réalisées. N’attendons rien de la vie, vivons dans l’instant, c’est le secret du bonheur et comme le fait remarquer Obni c’est plus facile à dire qu’à faire ! :)

    • ArRi says:

      Je ne suis pas si certain que face à la souffrance qui peu générer certaines maladies, que la vie… il faut en tout cas une bonne dose de courage et d’espoir. les souffrances physiques et psycologiques me semblent si injustes et inhumaines.
      D’ailleurs j’ai fais un billet sur ce sujet. Je les publierais un ce ces quatre. Nous avons le temps… N’est-ce pas?…
      Merci de tout coeur.

  4. Praline says:

    ArRi, je ne sais pas ce que vous vivez, en tout cas j’espère que ce texte ne reflète pas votre état d’âme… Comme dit Obni, il faut garder le moral, c’est très important de positiver. J’ai une pêche d’enfer malgré les douleurs que j’ai pu vivre (deuils, abandons, entourage malade…) ce qui ne veut pas dire que de temps en temps je ne craque pas… mais cela ne dure pas. La Vie est faite ainsi, elle n’épargne personne et pourtant elle est si belle. Il faut profiter du moindre petit bonheur qui passe, ce sont les gestes, sourires, actions, au quotidien qui construisent le bonheur. Et c’est comme cela que nous ne sommes jamais seuls… aller vers les autres, faire rayonner sa foi en la vie est très bénéfique et attire le bien-être…. oui oui c’est contagieux ! :)

    • ArRi says:

      Merci.
      Mais pas de panique. Je ne sais que parler à la première personne mais il s’agit d’une réflexion plus généraliste que personnel.
      Même dans me spires moments de déprime j’en ai encore quelques échappatoires, la photo, a musique, la lecture e puis d’autres choses encore….

  5. gballand says:

    Nul doute, vos phrases se déroulent au rythme de cette rivière dont le flot des mots se referme sur nous.
    Plus de violence dans la partie en portugais avec ce « socos » que nous prenons en pleine figure ;)

    • ArRi says:

      J’aime vos commentaires. Pour ce qui est de mes versions je bénéficie ‘l’imagerie’ des choses au détriment d’une traduction dite parfaite. Je fais partie de ceux qui pense qui deux textes ne doivent pas être exactement égaux mais qu’ils doivent tous les deux « montrer » la même image selon le regard de celui qui écrit. En effet « socos » est violent. J’ai hésité entre « bofetadas », « socos » et « murros », que définissent des niveaux différents d’une même bêtise.
      Bonne journée. Merci.

  6. Obni says:

    Ce texte est triste. Il faut garder le moral en toute circonstance. C’est plus facile à dire qu’à faire, j’imagine.

    • ArRi says:

      C’est vrai Obni. Ce texte est triste. Probablement que le regard qu’on pose sur le monde et l’intolérance que nous entoure l’est aussi. Tout le monde cherche le bonheur. On dirait que peu mettent du sien pour le rencontrer.
      Merci.

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